Focus et interview: May d’Imaygine (la dessinatrice de ma bannière-trop-belle)

Cela fait longtemps que je veux vous la présenter, il s’agit de Mayline (May), créatrice d‘Imaygine où, comme elle-même le dit, elle croque gribouille et barbouille selon son humeur et avec humour.
C’est avec humour mais aussi avec beaucoup de talent qu’elle dessine, la preuve en est la bannière du blog qu’elle a réalisée il y a de cela un an déjà.
Ma bannière, c’est la plus belle de la terre! May a su comprendre et retranscrire mon univers kawaii, mes monstrouilles et moi même, mes loisirs, bref tout ce que j’aime et dans les tons que j’aime, elle n’aurait pu faire mieux franchement.

Rencontre avec une maman-dessinatrice-maitresse d’école:

Linosqui: Peux tu te présenter en quelques mots?

May: Magnifique brune pétillante…Non ?!
OK…  Maman d’une tribu de trois zenfants, maîtresse de plein de p’tits survoltés, je suis un brin touche-à-tout et je rêve d’un monde meilleur !
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Linosqui: Parle-nous de ta formation : as-tu suivi un parcours spécifique ou es-tu autodidacte?

May: Je… me suis beaucoup cherchée avant d’être là où je suis aujourd’hui : maîtresse d’école qui aime ses élèves (et les faire peindre quand elle peut…). J’ai un parcours très politiquement correct dans un premier temps : bac à 17 ans, détour par Erasmus, ingénieur-maître en Management des Ressources Humaines, mais ça, c’était avant ; je n’étais pas bien dans ces pompes… Ensuite, un amour aveugle de jeunesse aidant, (celui d’un doux rêveur dans l’âme aussi), je change de cap et je deviens aide-éducatrice (oui, ces « emplois jeunes » tout pourris précaires…) avec des tresses africaines, un piercing au labret, une guitare et un tatouage dans le dos dans l’éducation nationale, et usager à rollers pendant ces années de cours du soir accessibles à Paris en dessin (BD et animation)… Je rêve d’être Franquin, Watterson ou Hislaire… Contre toute attente, j’accroche au boulot avec les gamins (ou inversement), je présente le concours de professorat des écoles en candidate libre (je profite d’avoir un pied dans la maison pour le préparer) et vlan, me voilà en piste…

Les enfants, la vie, j’oublie mes crayons quelques années et puis je me mets à croquer mes humeurs sur le papier… Voilà mon blog…

J’aurais adoré faire une école comme les Gobelins, les Arts Déco… Je me suis réveillée trop tard, ils « recrutent » les très jeunes talents. J’ai failli intégrer « La poudrière » à Angoulême : le grand regret de ma vie… J’ai passé le concours, et je suis allée jusqu’à la dernière étape Mais ces Scrogneugneus ne se sont pas rendus compte que dans la présentation des épreuves, ils avaient oublié le critère de l’âge… On était 3 dans ce cas ; 1 an de trop !  Le jury nous était favorable mais dépendant d’un patenariat avec la CCI locale qui n’a rien voulu savoir. Greuh. L’un d’entre nous a été jugé suffisamment talentueux pour intégrer directement la seconde année (et c’était le cas ! Il s’appelait Tarek, il doit tout déchirer actuellement dans des studios d’animation)… Moi et un autre étions bons pour la première année seulement… Ejectés, donc, au final… J’ai mis beaucoup de temps à le digérer (peut-être même que je l’ai encore un peu sur l’estomac)…

Bon, Mais je ne suis as là pour faire une thérapie !

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Linosqui: Depuis quand as-tu commencé à dessiner? Quelles sont tes influences? D’où te vient ton inspiration? Et comment définis-tu ton style?

May: Comme beaucoup d’autres, j’ai commencé dans les marges de mes cahiers à l’école… En attendant que le temps passe… Je les ai cités plus haut, j’ai bercé mes rêves dessinés avec Franquin, Watterson, Hislaire… Je suis une grrrrrande fan de Watterson… !

Je cherche à être efficace dans mes dessins ; pour moi, l’idée est aussi importante que sa forme. En fait, l’étape croquis jeté sur le papier me suffirait…

Quant à l’inspiration, mon quotidien, simplement… Tout fourmille d’anecdotes…

Linosqui: Quelle est la phrase qui te définit le plus?

May: J’ai envie de dire « Et pourquoi pas ?! ». Mon homme me souffle sournoisement « J’ai faim », mais je maintiens « Et pourquoi pas ?! »…

Linosqui: Peux-tu nous décrire ta méthode de travail pas à pas?

May: Soit  je gribouille sur papier, je scanne et j’envoie, ou alors je reprends le croquis sur un logiciel de traitement d’images, soit je travaille directement sur ordi, avec une tablette graphique. On m’a demandé quelquefois un tuto/pas à pas illustré ou filmé, je promets que je vais m’y pencher… dans un avenir… euh… plus ou moins proche…

Sinon, je travaille comme ça plus par soucis pratique… En vrai, j’aime la matière, les doigts pleins de couleurs, le dessin traditionnel…

Linosqui: Un de tes rêves? As-tu des projets pour cette nouvelle année?

May: J’adorerais faire des albums de jeunesse, illustrer dans la presse, pouvoir dire que c’est plus qu’un loisir, carrément une compétence pro… J’avoue que je ne me prends pas par la main et que je ne démarche pas… Malgré mon parcours initial, je déteste me vendre… J’aimerais que l’on me découvre…Oui, je sais, je rêve un peu… Mais je suis comme ça…

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